Mission Akira

24 juin, 2012

Rapport n°32

Classé sous L'histoire,rapport de Taylor — seanseamus @ 1:09

Lieutenant Seamus Taylor au rapport

 

Encore un cadavre. Mais l’état de celui-ci est bien plus alarmant. Sa mort doit remonter à une ou deux semaines tout au plus. Des lambeaux de chairs recouvrent encore  son squelette. Je pense que c’est un colon ; il ne porte pas d’uniforme. Les circonstances de sa mort restent sombres. Est-il tombé tout comme moi et est-il mort blessé mortellement dans sa chute ou est-il arrivé ici par un autre souterrain et s’est-il fait tué par quelqu’un … ou quelque chose? Là encore le mystère reste entier. En fouillant ses poches, j’ai récupéré quelques trucs. Je sais que ce n’est pas moral de fouiller les morts mais celui-ci n’a plus besoin de son attirail là où il va et j’ose espérer qu’il me pardonnera à travers l’au-delà. Dans sa veste en daim, bien peu de chose en vérité. Leurs plus ou moins utilités est néanmoins ça de gagner. Mouchoir en tissu, portefeuille, quelques pièces que je place sur les yeux de leur propriétaire, clés et porte-clés, programme de théâtre et fameuse convocation à la Demeure Hertaz ……… Rien de bien intéressant en perspective mais, glissé dans son futal, je trouve, chose inespérée, un revolver chargé. Les poches de son jean révèlent un laser, deux tickets de cinéma et un stylo. Dans sa botte, je découvre même un sélam avec une lame d’une vingtaine de centimètres. Bien équipé pour un simple civil. Aucune pièce d’identité dans son portefeuille. Peut-être flic d’une brigade quelconque. J’empoche mes trouvailles et fais le point.

Je suis coincé au fond d’une crevasse qui semble avoir été habité il y a des années. Impossible de remonter, du moins pas par là. J’ai récupéré un laser, un revolver, un mouchoir. J’ai un poignard dans ma botte, un autre dans la main. J’ai également embarqué le porte-clé lumineux me disant que ça pourrait toujours me servir un jour. Mon sabre est cassé cependant il reste utilisable. Il me reste quelques allumettes et d’autres bricoles dans mes poches. Je me trouve dans une caverne emplie de cadavres plus ou moins récents, les murs suintant d’une substance peu appétissante, le sol détrempé de ce même liquide. Ma seule voie de sortie est un immense portail en pierre gravé et je dois dire peu accueillant auprès duquel je viens de trouver un énième macchabée, bien plus récent que les autres. Et, cerise sur le gâteau, je m’éclaire avec une torche humaine si je puis dire. Os décharné où quelques lambeaux de chairs s’accrochent désespérément. Sans oublier bien sûr, que je suis seul. Je repense aux autres, à la surface. A Sean, Ellen, et Sasmira. Je pense à Rod, Ivan et Sergueïï, Thomass et les autres ……… Les morts les vivants, tous ceux qui m’ont accompagnés jusqu’ici. Je pense que la défense du camp des réfugiés est prête. Je pense au signal si elle la reçu. Je le lui avait dit : « Le moment venu, tu le ressentiras au fond de toi. »

Bien sûr, si seulement ça marche. Ce genre de « message », je l’envoie généralement inconsciemment quand je suis blessé où il se passe quelque chose d’important. C’est comme une sorte de réflexe quand ça va mal. Je songe à Sasmira, partit à la recherche du laboratoire, sur mon ordre. Mais quel con ! Pour être franc, ce qui me semblait vrai il y a quelques jours, l’entité grandie dans le labo se nourrissant de nos connaissances … me semble à présent aussi irréaliste que ça puisse l’être. C’est comme après un contrôle au lycée, on se dit « Mais pourquoi j’ai mis ça, c’est stupide ! ». Mais à présent je ne sais plus distinguer le vrai du faux. Je ne sais plus mais l’ai-je seulement déjà su ?

 

Je me relève et regarde la porte d’un air grave. La seule issue ………  Quelques pas seulement me séparent d’elle ………

 

Fin du rapport

Rapport n°31

Classé sous L'histoire,rapport de Nicofski — seanseamus @ 0:51

Sean Nicofski au rapport.

Nous marchons toujours en directions des falaises, là où a eu lieu l’éboulement. Mon bras me brûle tellement, que je ne sens à peine ma main qui le serre.  Si seulement j’avais un calmant. Si seulement il y avait une autre solution que d’amputer.

Je ferme la marche tandis que Khers la mène. Je crois que ce petit commence à comprendre bien des choses dans ce métier, et qu’il deviendra sûrement un bon commandant. Grapp marche aux côtés d’un militaire faiblard, qui s’appuie sur lui de temps à autre, pour pouvoir avancer. Hélène me rejoint:

« _ Tu crois vraiment que Seamus est là-bas? me lança-t-elle.

_ Tu sais…. ( j’hésitais à lui parler )………. tu sais je ne peux pas savoir si il se trouve sous les débris de rochers ou à côtés, mais je suis sûr et certain qu’il est tombé de la falaise, puis baissant la voix, je l’ais vu. J’ai ressenti sa chute. Je sais qu’il est là-bas. Seulement, est-il encore en vie? C’est une autre question. On peut aussi penser qu’il s’est enfui pas peur de rencontrer des monstres, mais je sais que nous allons le retrouver tôt ou tard……… il est vivant Hélène…. vivant. »

Elle regardait devant elle les yeux brillants. Je l’observais, la forçant à tourner sa tête vers moi, mais elle baissa les yeux:

« _ Mes chaussures me font affreusement mal. Elles me serrent les pieds. Je ne sens plus mes chevilles.

_ Courage, on y est presque. Quand nous arriverons, nous nous arrêterons, et tu déchausseras. Je regarderais ça. »

Le silence était roi dans se paysage lugubre. Le sable, les énormes rochers, étouffaient les moindres bruits. Nos chaussures dans la poussière, nos gourdes contre nos ceintures, le rechargement de nos armes, tout cela ne faisait bruit. Mes pieds me guidaient. J’avançais sans vraiment m’en rendre compte.

Lorsque nous fûmes arrivés à l’endroit de l’éboulement, j’ordonnais à mes hommes de réduire quelque peu le pas. Puis je me faufilais à l’avant du petit commando. Je stoppai la marche. Je me retournai et donnai pour ordre de fouiller partout, et de retrouver coûte que coûte Seamus. Que s’il était là, on arriverait forcement à le tirer de ce merdier. Tous s’éparpillèrent, partant à la recherche de leur confrère. Je pris la main d’Hélène et l’emmenai auprès d’un rocher, où elle pu s’asseoir. Je pris délicatement sa botte droite entre mes mains, puis commençai à le retirer. La douleur dans mon bras me lançait. J’avais très mal, de plus en plus au fur et à mesure que j’essayais d’extraire le pied d’Hélène de cette fichue chaussure. Puis je réussis enfin à la délivrer. Elle gémissait. Je posais la botte à côté de moi, puis me retournant, mes yeux s’arrêtèrent sur le pied meurtri de la jeune femme. Des larmes coulaient lentement de ses yeux puis, ouvrant à peine la bouche:

« _ Sean…. j’ai mal Sean…. aide moi…. oh aide moi Sean.

_ Je.. je vais t’aider. Ecoute…… écoute ne regarde pas ta blessure d’accord? Tu ne poses plus tes yeux sur cette blessure. Ensuite…. »

J’étais affolé. Comment c’était-elle fait ça? Je ne comprends pas. Ni mes hommes ni moi avions du subir telles souffrance au point de ne plus pouvoir marcher. Son pied était couvert de sang, et des blessures profondes entaillaient sa peau. Je retirais alors son autre chaussure, pour que sa blessure soit à l’air.

« _ As-tu idée de la façon dont c’est arrivé? lui demandais-je.

_ J’en sais rien. Erafa ma dit que si j’enlevais mes bas et que je mettais les bottes qu’il m’avait données, je me sentirais mieux.

_ Merde!! Il a dû mettre un truc à l’intérieur.

_ Comment ça?  »

Elle baissa son regard, et je la pris à temps dans mes bras, avant qu’elle n’ait pu s’apercevoir de l’état pitoyable dans lequel elle était. Comment lui avouer?

« _ Sean! Qu’y a-t-il? Qu’est ce que j’ai.

_ C’est rien. Ne t’inquiète pas, lui dis-je en la berçant de gauche à droite. Je ne sais pas comment on va faire, mais tu vas t’en sortir d’accord? Oui tu vas t’en sortir. »

J’étais affolé, mon bras me brûlait, et Hélène pleurait toutes les larmes de son corps. Je glissais ma main dans ma sacoche, essayant de trouver l’anesthésiant que j’avais gardé en cas d’urgence. Lorsqu’avant de partir en mission, je fourrais mes affaires dans un sac, j’ouvris mon tiroir de commode, et je trouvai cette seringue avec son petit flacon a côté d’elle. Je la pris me disant que de toute évidence, j’en aurais besoin. J’aurais pu l’utiliser bien plus tôt, mais je ne voulais pas que ce soit pour moi. Je me disais que s’il fallait l’utiliser, c’était sur un officier, pas sur moi.

Mais là, c’était bien trop urgent il fallait que je le fasse. Je trouvai la seringue, et la sortie du sac, puis y replongeais la main. Je sentis sous mes doigts la froideur du petit flacon. Je le sorti, pris la seringue la plantait dedans puis la rempli du liquide translucide. Je serrais Hélène dans mes bras, puis dégageai sa nuque de ses longs cheveux. Et, d’un geste vif, j’enfonçais l’aiguille sous la peau d’Hélène, tout en lui tenant la tête de peur qu’elle ne fasse des gestes brusques.

« _ Que fais-tu! me lança-t-elle tout en me repoussant difficilement. Sean!

_ C’est rien, soufflais-je calmement tout en retirant la seringue. Je t’ai administré un anesthésiant. Tu vas t’endormir.

_ Mais je ne veux pas!! Tu ne pas demandé!! Je veux retrouver Seamus!! T’es vraiment……. t’es vraiment…. » Puis elle poussa un grognement de mécontentement.

Elle se leva:

« _ Tu n’iras pas bien loin, lui avouais-je un peu amusé. »

Elle se retourna vers moi et me dit d’un air persuadé:

« _ C’est ce qu’on va voir commandant. »

Elle reprit son chemin, posa son pied droit devant le gauche, le gauche devant le droit, et une nouvelle fois le droit devant le gauche. Elle s’arrêta un instant, puis je me levai, mis mon bras gauche autour de sa taille, et elle vacilla, et tomba dans mes bras.

« _ J’avais raison, me chuchotai-je à moi même. Sean, tu avais raison. »

Puis voyant Khers passer devant moi, furetant de tous côtés:

« _ Kher! viens là, lui ordonnais-je.

_ Oui commandant.

_ Aide moi donc à la transportée sur cette pierre là bas. Il faut l’allonger.

_ Bien sûr commandant, me répondit-il. Si je peux me permettre commandant, comment compté vous faire pour ses blessures aux pieds? Ca m’a l’air plutôt grave non?

_ Je ne sais pas trop. Elle va dormir durant deux heures au moins, et c’est pendant ce temps là que nous devons faire quelque chose. Quand on aura fini de la transporter, tu iras me chercher Kriss, je verrai avec lui…..( baissant la voix ), son père était médecin, qui sait? Si ça se trouve il a appris des trucs. »

Puis après avoir installé Hélène sur le rocher, Khers disparu, allant me chercher Kriss. Je m’assis alors aux côtés d’ Hélène, et regardé l’état de ses pieds. La chair était à vif par endroits, et le sang suintait sur sa peau blanche. Je remarquai un petit nombre de taches noires, semblable a de petits champignons. Une sorte d’eczéma peut-être, ou une maladie peu connue. En tous cas Erafa y était pour quelque chose. Si il lui avait lancé un sort, comment allé-t-on s’en sortir. Je ne pouvais rien faire face à ça.

Khers apparu suivi par Kriss qui courrait des bandelettes à la main.

« _ Je me suis permis de lui expliquer en cours de route, me dit Khers essoufflé.

_ C’est bien. Je suis fière de t’avoir dans mon régiment Khers. Tu peux partir.

_Vous êtes sûr que vous ne voulez pasque je vous aide?

_ Ca ira. Tache de fouiller tous les environs pour retrouver Seamus. Tu es doué Khers.

_ Très bien. »

Une lueur de fierté illuminait le regard du jeune officier. Il fit demi-tour, et disparu. Kriss c’était déjà penché sur les pieds enflés et déchiqueté d’Hélène. Je m’approchai de lui, pour voir ses réactions, lire dans son regard, le bon ou le mauvais sort qu’il dessinait à Hélène. J’observais les moindres mouvements de sa bouche, son front se plisser d’inquiétude, sa bouche s’entrouvrirent de désarroi, ses yeux scruter les blessures entrouvertes, les ailes de son nez s’animer à chaque inspiration, ses mains tâter avec précaution les chevilles d’Hélène. Il s’arrêta, se tourna vers moi et me dit:

« _ Je n’ai encore jamais vu un truc pareil. C’est comme si quelqu’un ou quelque chose lui avait entaillé les pieds, avec un poignard ou je ne sais quoi, mais il y a du pu, et puis…… roh c’est tellement bizarre…

_ Qu’y a-t-il? Dîtes moi ce qu’il y d’autre. Qu’est ce qui est bizarre? Qu’est ce qui ne va pas?

_ Ecoutez, des entailles ne peuvent faire apparaître une si grande quantité de pu. C’est littéralement impossible…. Mais, j’ai entendu dire……. qu’un jour, en pleine campagne, dans un village éloigné de toute civilisation, habitaient une quinzaine de personnes. Puis une sombre période commença lorsqu’un jour, une « personne », car l’on ne savait pas vraiment si cette personne était oui ou non humaine, entrait la nuit chez les gens, leur tailladait le corps avec un bout de verre les laissant souffrant. Le lendemain, on retrouvait ces personnes, toujours en vie, car il laissait toujours vivantes, et leurs blessures étaient infectées de pu. Bien sûr, on n’a jamais su qui faisait cela. Une enquête a été ouverte, mais aucune suite n’a été donnée. Le village était bien trop paumé au milieu de nulle part pour s’y rendre, et la police s’en fichait. Depuis le  village à totalement disparu. Le seul survivant était mon arrière grand père. C’est lui qui me racontait ça. Personne l’a jamais vraiment pris au sérieux, mais je pense qu’il disait vrai!

_ Mais Kriss, c’est inimaginable. Qui dans cette Colonie ferai une chose pareil?

_ Mai ça peut-être n’importe qui. Je ne sais pas si c’est vraiment ce qui est arrivé à Hélène mais si c’est le cas, va falloir se serrer les coudes. J’ai toujours eu peur de cette malédiction.

_ Examine la encore un coup. »

Il se pencha de nouveau, puis fit sortir du pu.Tant qu’il voulait en sortir, il appuyait.

Cela faisait bien une heure et demi que nous étions en train « d’opérer » si puis-je dire. Enfin, après avoir enlevé tout ce que nous pouvions de pu, nous avons désinfecté les blessures, et puis enroulé des bandelettes autour de ses pieds.

J’entendis tout à coup des cris. Je dis alors à Kriss de rester auprès d’Hélène, et je me précipitai en direction des cris incessants. Je courrais entre les rochers, essayant de retrouver mon chemin. Et je déboulai dans un petit groupe d’hommes, qui me fit signe d’avancer. Je marchai alors vers un trou. Un trou très profond.

« _ Seamus!! hurlais-je. Seamus tu m’entends?!!! »

Ma voix raisonnait contre les parois humides du trou. Mais aucune réponse ne me parvint. Je recriais, mais toujours rien. Alors je décidais de descendre dans se trou. Nous allions y aller mais il fallait nous préparer.

Nous allons établir notre campement et trouver le moyen de descendre retrouver (je penses ) Seamus.

Pour le moment il me fallait m’occuper d’Hélène.

 

Sean Nicofsky fin du rapport

Rapport n°30

Classé sous L'histoire,rapport de Taylor — seanseamus @ 0:41

Lieutenant Seamus Taylor au rapport

Tombé dans la crevasse qui longeait le chemin, j’ai « rebondi » plusieurs fois entre différents rochers avant de m’écraser au fond de celle-ci.

J’ai du rester inconscient longtemps et je viens de me réveiller le corps meurtri.

C’est Trakar, j’en suis sûr, qui a déclenché ma chute. J’ai aperçu son sourire avant de tomber. Une des dernières images que j’ai emporté avec Ellen et  Sean ……… Ici tout est extrêmement sombre. Mes yeux commencent à s’habituer à cette obscurité. L’endroit où j’ai atterris est une étrange caverne. Je lève la tête et aperçois un point lumineux tout en haut. La lumière du jour ……… si loin.

Un vertige me prend. J’ai du mal à tenir sur mes jambes et m’appuie contre la paroi. C’est humide, comme recouvert d’un liquide poissant. Je n’ose imaginer ce que cela peut bien être. En fouillant dans mes poches, j’ai retrouvé une boîte d’allumettes. Après hésitation, j’en craque une. Aussitôt la lueur vive de la flamme m’éblouit.

Puis je rouvre les yeux.

Le décor qui se dévoile alors est gigantesque. J’en reste bouche bée ……… Au point de me brûler les doigts.

Je sursaute, lâche l’allumette pour me retrouver dans le noir, à nouveau. Je soupire puis rallume une allumette. Je ne sais combien il m’en reste mais tant pis. La lumière à peine de retour, je m’empresse de chercher par terre quelque chose qui puisse me servir de torche.

Mon sang se glace dans mes veines. Sur le sol, des tas d’ossements sont éparpillés. J’avale ma salive avec difficulté puis ramasse un os ( radius ou cubitus ?). J’enroule un bout de tissus autour et rallume une dernière allumette pour l’allumer. Le tissu humide prend difficilement mais finit par brûler. J’observe alors la pièce autour de moi et m’aperçois que les ossements sont plus ou moins ( mais puis-je employé ce mot ) ……… rangés.

Un tas de crâne me nargue en ricanant. Je me tourne alors vers ce qu’il regarde. C’est une sorte de grand portail creusé dans la pierre. La curiosité m’emporte. Mais avant je cherche autour de moi mon sabre. Je le retrouve, la pointe brisée. Tant pis il me sera toujours utile. En le ramassant je remarque alors une marque rouge sur ma main. Mon regard se tourne alors vers la paroi où je me suis appuyé. Elle est d’un brun rouge comme le reste de la pièce. Je m’approche et touche du bout des doigts la surface humide. Cela ressemble à du sang. Ça en a l’odeur mais pas uniquement cette odeur-là. C’est comme un mélange qui suinte du mur. Je retire ma main et la substance gluante me colle au doigts avec un chuintement répugnant. Avec une grimace de dégoût, je m’essuie sur mon pantalon. Je pense alors à la dernière communication radiophonique avec le commandant Nicofski : ‘’Nous sommes dans une espèce de souterrain. C’est rempli d’un liquide rouge ressemblant à du sang. On en a jusqu’à la taille. C’est Dégeu ! ’’. Peut-être suis-je pas loin de l’endroit où il se trouvait. Où il se trouve peut-être encore … Non c’est impossible. Allons reprend-toi Seamus. Tu les a vu à la surface il y a moins d’une heure enfin … il y a moins d’un jour en tout cas. Je me tourne vers le portail et m’approche de lui. J’ai l’impression d’avoir déjà vu cet endroit. En rêve, peut-être. Puis je m’arrête. Tout s’arrête dans ma tête. Je reviens d’un pas rapide vers les ossements, les premiers, ceux non rangés, ceux a qui j’ai emprunté un bras pour m’éclairer. Je m’assois à genoux par terre, pose la torche et fouille dans la boue. Mes doigts rencontrent un objet dur. Je le remonte à la surface avant de me rendre compte de mon erreur. Une main, ce n’est pas ce que je cherchais. Les miennes replongent dans la terre. Après avoir retrouvé successivement tibias, humérus et autres trouvailles tout aussi agréable je tiens enfin dans ma main ce que je cherchais. Un insigne appartenant à un des membres de cette expédition. Car ce sont bien les membres d’une expédition, venus ici il y a tout juste 7 ans au cours d’une mission de découverte planétaire. Et  je souris car une partie du mystère s’éclaire dans ma tête. Mon frère, Rock, il y a 7 ans, part pour une expédition d’exploration sur la planète Akira, nouvellement découverte. Tous reviennent sauf quelques-uns, disparus dans de mystérieuse conditions. Rock en faisant parti.  Sous le choc, les autres membres sont incapables de faire leur rapport. Ils protestent énergiquement contre l’installation de la colonie. Mais, faute d’argument, le gouvernement s’en balance et les premiers colons partent s’installer. Et les problèmes commencent. Je ne crois pas qu’il se soit passé une seule année sans un problème quelconque sur Akira. Disparitions, enlèvements, morts non élucidés … la planète laisse un peu à désirer. Et maintenant je me rappelle, je me suis trompé. La Maison d’Hertaz n’est pas la première maison construite sur Akira. Elle y était AVANT la venue des colons !! Et c’est de là que partent tous les problèmes.

Les humains n’auraient jamais été capables de construire un bâtiment d’une telle architecture. Aucun humain n’a encore réussi à dessiner les plans de cette demeure. Aucun humain ne connaît tous ses secrets.

 

J’avais oublié tous ces détails. Et l’idée que mon frère ai pu se retrouver dans cette endroit me donne une sensation bizarre. Puis mon sourire tombe d’un bloc à une pensée. Et si ces os serait les siens………La torche………

Je respire un grand coup et me reprends. Premièrement il n’est pas le seul disparu.

J’observe les ossements et essais de reconstituer le puzzle. Je crois qu’ils sont trois a avoir trouvé la mort ici. Trois mais sur combien ? Ils étaient une quinzaine je crois. Une quinzaine de disparus. Une quinzaine de familles en deuil. Une quinzaine de petits frères inconsolables.

Je ne suis pas un expert en archéologie mais parmi ces trois squelettes, un est plus récent. Fugueur de « l’évasion des monstres » ? Déserteur de notre expédition ? Aucune idée mais perdant dans tous les cas. Sa veste à l’air à peu près potable et j’avoue que j’ai bien envie de lui emprunter. Après tout il en a moins besoin que moi, toujours torse nu depuis près d’une semaine. J’ai retrouvé également un poignard que je glisse dans ma botte. Sur les restes des deux autres squelettes que j’estime vieux de 7 ans (ou plus) je n’ai rien retrouvé comme s’ils avaient déjà été fouillé par quelqu’un d’autre. Mais qui ? Toujours cette même question. Un de leur ami survivant de la chute ? Le membre d’un peuple vivant ici bas ? Se seraient-ils entretué, rendu fou par les événements ?

Tant de question et si peu de réponse ….

 

Je me relève et me dirige vers le portail de pierre.

Quelques hésitations me tiraillent avant d’apercevoir la forme sur le sol…

 

Fin du rapport

 

Monstre

Classé sous Les illustrations — seanseamus @ 0:37
Monstre dans Les illustrations monstro-237x300

Monstres

 

Dessin par C.S

Rapport n°29

Classé sous L'histoire,rapport de Nicofski — seanseamus @ 0:15

Sean Nicofski au rapport.

Après qu’il m’a ressassé son histoire tant et tant de fois, Erafa finit par installer en moi le doute. Après tout, peut-être n’était-il pas si méchant. C’est pour cela que je me retrouve en pleine tempête de sable, sur un chemin isolé de tout. Le groupe initial c’est totalement disloqué. Je vois Erafa conduisant plus de quatre hommes, vers ma droite, et à ma gauche, je vois Hélène et six de mes hommes. Derrière moi, je vois huit visages figés, résistants tant bien que mal au vent et à la poussière qui nous bousille les yeux. Je ne sais que faire, et stop la marche. Les soldats s’arrêtent. Que faire? Qui suivre? Hélène…. elle ne pourrait pas s’en sortir seule et puis, j’ai promis à Seamus…. Mais notre seule chance est de l’autre côté.Erafa n’est peut-être pas entièrement bon, mais il a de grands pouvoirs qui peuvent s’avérer nous être extrêmement utiles. Mais si il nous conduisait sur une fausse piste. Après tout, il a tué des gens. Dieu venez moi en aide. Que ferait Seamus? C’est évident! Il ne ferait jamais confiance à un meurtrier et encore moins à… à Trakar. C’est toujours lui. Il ne peut avoir totalement changé. Oh mon dieu comment faire pour avertir mes hommes. Si seulement mon talky-walk fonctionnait encore. Je tâtais ma ceinture et sentis la forme rectangulaire de l’objet. Je le pris et essayais tant bien que mal à contacter un membre du petit groupe en danger. Il courait vers une mort certaine si jamais je n’arrivais à les avertir. J’appuyai sur le bouton du talky-walk de toutes mes forces:

« _ Vous m’entendez?! criais-je. Est-ce que vous me recevez?! » Aucune réponse ne me parvint.

« _ Ecoutez si vous m’entendez, ne continuez pas, revenez sur vos pas!! Revenez vers moi! Erafa est dangereux!! Il nous mène vers les créatures!! Vous m’entendez!!

_ …… commandant… commancrcrcrcr….. on a reçu votre mescrrcrcr, nous faisons demi toucrcrcr….

_ Ecoutez ne vous faites pas repérer par Erafa!! Vous entendez ne vous faites pas…..

_ crcr…crcrr…..crcrcr……. commandant ne bramezcrcrrcrcrc… ne bramez pas commeccrcrcrrc…. comme ça… vous nous faites repérer…… nous vous rejoignons…

Je me tue, pensant que cela valait mieux si je voulais qu’ils s’en sortent vivants. Je rangeais mon appareil à ma ceinture. Dans le brouillard poussiéreux, je vis des ombres se former. Elles courraient luttant contre le vent déchaîné. Un homme tomba à terre. Il disparut dans un nuage de poussière et un goût âcre me monta à la gorge. Je manquais de salive. J’ordonnais à mes hommes de s’armer et d’avancer en direction des ombres. Plus nous avancions moins il y avait d’hommes devant nous. Lorsque nous arrivâmes auprès du dernier homme vivant, il vint se planquer derrière nous. Puis la tempête se calma, la poussière retomba et Trakar apparu devant nous. Hélène avançait toujours avec son groupe. Je m’accroupis par terre. Comment se fait-il que ce se soit arrêté aussi vite. Je pris une poignée de sable et la relâchai en vitesse. C’était chaud. Je me redressais. Derrière nous un pan de falaise s’écroula. Devant nous Erafa souriait de toutes ses dents. je compris. C’est lui qui m’avait mis des souvenirs dans la tête. Mon garifa n’était pas comme ça. Il n’avait pas d’ailes non, c’était un dragonnier. Il contrôlait les éléments comme un dieu. Ce rêve avec la chute d’eau est belle et bien vrai, mais Erafa c’est introduit à l’intérieur. Seamus avait raison. Il est très dangereux.

« _ Dégage de là! lui criais-je. On ne veut plus de toi!

_ Est-ce une façon de me remercier! Je vous ai amené jusqu’à votre mort, pour abréger vos souffrances. Et c’est ainsi que tu me remercies!! hurla-t-il.

_ Si tu ne veux pas perdre la vie Trakar, il vaudrait mieux que tu partes maintenant.

_ Tu crois que tu me fais peur avec tes menaces? J’ai tué plus d’une fois. Cette sensation m’apporte un tel bonheur. Tu ne peux pas savoir à quel point. Voir les gens étouffer, suffoquer sous mes yeux, ça me donne envie de recommencer. Tu as tué Jack. Tu deviendras comme moi. C’est inévitable. Et puis….. maintenant que tu as découvert mon secret, je vais pouvoir faire ce que j’attendais depuis si longtemps. Tuer une chair fraîche. Et Hélène serait parfaite.

_ Non pas elle!!! m’écriais-je. Si jamais tu la touche, plus jamais tu ne reverras la lumière. » Ses yeux s’enflammèrent d’un désir de tuer. Un filament orange sortit de sa paume de main et vint caresser mon front. Je sortis mon sabre de son fourreau, puis coupai le fil. Le sourire de Trakar se pétrifia. Il n’en restait plus qu’une trace à présent. »

_ Tu as choisit de te dresser contre moi! dit-il dans un élan de haine. Je t’en ferai subir les conséquences! Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Ce que je t’ai raconté n’est qu’un court extrait de mes crimes. Lorsque l’on m’a amené dans une cité scientifique pour pouvoir me reconstruire une nouvelle vie plus saine, les chercheurs ont vite disparus. Personne n’a jamais su comment, et moi, j’étais censé être dans les vapes. Et oui! jamais aucun spécialiste n’a fouillé mon cerveau pour en rectifier les erreurs.

_ Pourquoi t’en prends-tu à nous? Qu’avons-nous fait? Nous sommes des hommes plus ou moins honnêtes qui sommes en galère totale.

_ Je m’en prends à tous ceux qui m’ont fait du mal autrefois. Et tu en fait parti !! »

A ces mots, je criais à mes hommes de se jeter sur lui. Ils se précipitèrent tous sur lui, mais il se laissait faire. Il ne réagissait pas.

« _ Stop!!!!! leurs hurlais-je. Arrêtez!!! A quoi joue tu, dis-je à l’adresse du garifa. »

Ses ailes, tous son corps était redevenu noir. Du sang coulait de ses bras, de son torse et de ses jambes. Je m’approchais alors de lui. Il me fit signe de me baisser, et il me souffla à l’oreille:

« _ Jamais je ne t’ai vu aussi vivant, aussi déterminé. »

Il me regardait le regard intense. Une larme, puis deux, puis un flot jaillit de ses yeux. Puis il attrapa mon cou et me souffla à l’oreille:

« _ Je t’aime Jack. »

Et lâchant prise, j’entendis son dernier soupir. Son corps se recouvris de petits filaments orage, et lorsqu’ils disparurent, je découvris le corps inanimé de Lance. Mon frère que ma mère avait abandonné lorsqu’il était encore qu’un nourrisson était devant moi, mort. Des larmes dans mes yeux s’instillaient et je ne pu les retenir que peu de temps. Elles dévalèrent les pentes abruptes de mon nez. Restaient accrochées à ma barbe. Mes hommes s’étaient rapprochés. Ils me regardaient. L’un d’eux s’agenouilla à mes côtés et me prit par les épaules. Il me serra dans ses bras, et mes larmes redoublèrent. Puis il sortit de sa poche, deux pièces reluisantes et les glissa délicatement dans ma main. Je les serai puis les posai sur les yeux refermés de lance. Je ne l’avais connu, pensant qu’une maladie l’avait emporté. Ma mère n’était pas assez riche pour garder cet enfant disait-elle. C’était bien avant de m’avoir moi et mon autre frère. Je ne peux croire que ce fut un être aussi abominable, mais vu la rancune qu’il avait au fond du coeur, je crois que je comprends. Les deux piécettes sur ses yeux, le visage terni et blafard, je le reconnaîs presque. Tout à coup, son corps fut à nouveau entouré de filaments orangés, puis se souleva délicatement de terre. Je n’en croyais pas mes yeux. Puis de nulle part sortit un homme vêtu de blanc. Il avait un sceptre en main puis il s’approcha du corps immobile de Lance et posa sa main sur son ventre. Le silence régnait. Personne ne bougeait. L’homme avait l’air concentré. Puis tout en soulevant sa main de quelques centimètres, petit à petit, il sortit un boule de feu de l’abdomen de mon frère. Puis après l’avoir retirée, l’homme la contempla longuement, comme s’il cherchait quelque chose. Dans un bruit assourdissant, le corps de Lance retomba au sol. Il ne bougeait pas. Je pensais qu’il l’avait libéré, mais rien ne s’était passé. L’homme s’approcha de moi et me tendit la main au-dessus de laquelle flottait le feu follet. Je ne comprenais pas ce qu’il voulait que je fasse avec ça, mais instinctivement, mes doigts effleurèrent la surface enflammée, puis la gelèrent. L’homme resserra son étreinte autour du globe qui se brisa en milles morceaux étincelant. L’homme avant de repartir, s’arrêta à la hauteur de Fred. Il posa la main sur son coeur, et Fred tomba à terre sur ses genoux. Je me précipitai alors sur lui et m’agenouillai à ses côtés. L’homme disparu dans une lumière éblouissante. Fred souriait. Alors je lui demandai:

« _ Qu’as-tu? Tu vas bien? Il t’a fait mal?

_ Ma femme…… j’ai vu ma femme et ma fille sur le divan de la maison. Elles regardaient la télé….. et elles étaient heureuses. Je les ai vu comme je vous vois commandant. C’est comme si elles étaient devant moi.

_ Nom de dieu. C’est… c’est extraordinaire! C’est pour ça qu’il faut se battre! leur dis-je pleins d’enthousiasme. C’est pour nos familles, femmes et enfants! » Puis je me retournais vers Hélène, et je criais de toutes mes forces:

« _ Revenez!!! Revenez ici!! »

Des membres du petit groupe se retournèrent et arrêtèrent Hélène. Elle fit volte face à son tour et je m’aperçu qu’elle souriait. J’étais heureux. Puis, une image me traversa l’esprit. Un éboulement. Des pierres qui tombent en chute libre. Et je me souvins du moment où les rochers ont dévalé la falaise. Je ne savais pas pourquoi, mais il fallait aller là-bas. Lorsqu’Hélène et les autres furent revenus vers nous, je m’isolais quelques instants avec la douce. Je lui expliquais tout. J’étais encore sous le choc, mais j’essayais de ne plus le paraître.

« _ C’est affreux, me dit-elle. Je suis désolée pour toi Sean. Tu ne le connaissais même pas…

_ Je sais. C’est un choc pénible pour moi, mais je me dois de ne pas être trop affecté. Je resterai strict et apte à diriger. Et… c’est tout autre chose, mais j’ai revu des images d’un éboulement, et je crois que c’est celui qui c’est produit juste après la tempête. Je n’en suis pas sûr, mais je pense que nous devrions aller voir. Si jamais nous y trouvions quelque chose.

_ Je suis d’accord. Je n’ai pas vu cette avalanche, mais je suis de ton avis. S’il y avait un reste de campement, ou tout simplement quelques vivres….  »

J’approuvais d’un signe de tête. Mais moi, je pensais plutôt à Seamus. C’est sûrement quelqu’un ou quelque chose qui a décroché ces rochers. Et pourquoi cette tempête c’est-elle si vite arrêtée? Je pense à Seamus, et je crois même être certain de sa présence sur ces lieux. J’aime à penser qu’il est en vie. Cela me redonne du courage. J’aime à penser qu’il nous cherche et j’aime à penser qu’il est tout près de nous. Hélène s’est approchée de moi mais je ne veux pas retarder le moment du départ. Si Seamus est sous les décombres, il faut l’en sortir au plus vite. Elle pose sa main sur la mienne, mais je retire celle-ci aussitôt.

« _ Désolé, mais on a pas le temps pour ce genre de chose. Ce soir ou demain, je serais sûrement plus en forme pour tenir un discours potable avec toi, mais maintenant, c’est trop tôt. Navré, mais il faut que l’on marche avant que l’obscurité fasse son apparition. » Elle ferma les yeux, puis les rouvrit pleins de vivacité.

« _ C’est partit! En route vers le lieu d’effondrement des roches! cria-t-elle à mes troupes, qui toutes se mirent en marche.

_ Eh bien… tu ne manques pas d’air, lui dis-je.

_ Toi non plus », me fît-elle remarquer le sourire aux lèvres. Puis elle partit avec les autres. Le corps de Lance n’était plus. Il ne restait qu’une marque orangée sur le sol poussiéreux. Je me mis en route pour les falaises.

Sean Nicofski, fin du rapport

24 novembre, 2007

Rapport n°28

Classé sous L'histoire,rapport de Taylor — seanseamus @ 23:10

Lieutenant Seamus Taylor au rapport

J’ai revu Trakar. Ou bien j’ai cru le revoir.
L’ombre qui fondait sur moi.……… elle a atterrit près de moi et a prononcé mon nom.
J’ai tout de suite reconnu sa voix. Je me suis débattu, je lui ai hurlé de partir, de me laisser tranquille.
Et j’ai couru, couru à en perdre haleine, porté par le vent, avant de m’effondrer.
A présent je ne sais plus bien contre qui de Trakar ou de la fièvre je me débattais.
Peut-être ai-je rêvé? Peut-être pas ………….
Voilà maintenant trois jours que je n’ai pas mangé. Je tombe de fatigue et la fièvre me fait délirer.
J’ai découvert une sorte de plate-forme en hauteur, cachée entre les rochers avec vue sur un chemin en contrebas.
J’ai décidé d’y rester quelques jours. J’ai monté une tente rudimentaire à l’aide d’une toile et de morceaux de bois.
Le niveau auquel je suis m’a permis d’observer les allers et venus des créatures.
Puis, épuisé, je me suis plongé dans un profond sommeil.
Je ne sais combien de temps j’ai dormi, ni la nature de ce qui m’a réveillé.
Etait-ce mes cauchemars ou les bruits à l’extérieur?
J’attrapai mon sabre et sorti.
Il n’y avait rien ni personne sur la plate-forme.
Les bruits venaient du chemin. Mon sabre toujours à la main, j’escalade les rochers et observe le chemin
Ce que je vois est tellement inattendu que je refuse d’y croire
Des hommes !!! C’est tout un groupe d’hommes qui passent en bas, et dirigé par le meilleur commandant de la planète j’en jurerais.
Je cherche des yeux Sean qui doit les guider.
Mon regard tombe alors sur quelque chose qui dépassent les autres hommes. Des ailes.
Mon sang se glace dans mes veines.
Trakar ! Que fait-il ici? Il a troqué le noir contre le blanc mais je le reconnais.
C’est lui qui les mène et il les mène tout droit ……… vers un nid de monstres !!!!
Je regarde paniqué toute la colonne qui s’étend sur le chemin.
Ils sont nombreux mais ne pourront pas s’en sortir là où ils vont.
Il faut que j’agisse, que je les prévienne.
Je descends de mon perchoir, arrache la toile qui récemment encore me servait de tente, la noue a l’extrémité d’un bout de bois et grimpe de nouveau sur les rochers. puis j’agite mon drapeau de fortune en tout sens comme un phare voulant alerter les bateaux des récifs où ils se dirigent. Aucun d’eux ne me voit. Puis je crie, certainement pas assez fort, pour les alerter.
Et je commence à descendre cette pente tout en continuant d’agiter mon étendard. Tout en bas, un petit ravin longe le chemin, si je tombe c’est à coup sûr là-dedans. La descente est dure, les rochers glissent, à plusieurs reprises je manque de tomber et de faire le grand plongeon. Mais je m’en fous, il faut les prévenir coûte que coûte.
J’hurle à nouveau. J’hurle comme un malade dans le presque silencieux canyon.
Puis je pense tout haut :  » Quel crétin !  »
Je me reprends, me concentre.
D’abord, rien ne se passe; ils continuent leur route sans se soucier de quoique ce soit.
Puis ils ralentissent. Le vent les repousse. Ce qui n’était qu’une simple brise quelques minutes auparavant s’est maintenant transformé en vent de tempête soulevant des volutes de poussières.
Je leur hurle encore de ne pas y aller. Jamais une personne ne pourrait se faire entendre avec ce vent et a cette distance mais mon élément est l’air et ma voix est portée par le vent où je le désire.
Les nuages de poussières les cachent à mes yeux. J’arrête donc ces rafales de vent.
Lentement la poussière retombe sur le sol, et je me rends compte alors que deux groupes se sont formés.
J’aperçois Trakar dans l’un deux. Puis, avec mon aide, la poussière retombe complètement et les deux groupes me semblent plus distincts. En fait, je dirais qu’il y a trois groupes: deux semblent opposés et le troisième semble hésiter sur le choix à prendre ou le groupe à choisir. Se pourrait-il qu’ils hésitent encore sur la voie à prendre? Trakar évidemment les manipules. Depuis ses prétendues « erreurs » je ne lui ai plus jamais fait confiance. Comment le faire?
Soudain Mon cœur fait un bond dans ma poitrine.
Alors que je ne pensais plus jamais la revoir, Héllen est avec eux.
Je constate avec soulagement qu’elle est opposée à Trakar.
A vrai dire, j’ignore de quoi ils parlent et s’ils sont en désaccord.
Mais ne pas les voir côte à côte me rassure. Je cherche le commandant Nicofski des yeux. Ne le trouvant pas, je tente de me persuader qu’il est caché par les autres hommes sans vraiment y croire.
Puis il sort du troisième groupe et s’avance au centre du chemin.
Je le vois se pencher en avant et ramasser quelque chose, une poignée de poussière?
Je me penche encore afin de mieux voir.
Tout à coup, le rocher sur lequel je suis se détache et glisse, m’emportant dans sa chute.
Et c’est le grand plongeon

Fin du rapport

Rapport n°27

Classé sous L'histoire,rapport de Nicofski — seanseamus @ 23:07

Sean Nicofski au rapport.

Nous avons subi une bataille périlleuse, dont deux d’entre nous ne sont pas sortis indemnes. Ils ont été transpercé à l’abdomen. Ils ne s’en sortiront sûrement pas. Ils perdent beaucoup de sang.
J’apprends avec déception et tristesse que George Mader est mort. Il faisait partie des victimes et n’a pas supporter le choc. Il avait perdu trop de sang, alors les hommes on décidé d’abréger ses souffrances inutiles. Je suis assis par terre, et je regarde le cadavre d’une de ces immondes créatures. C’est la première fois qu’un cadavre ne se décompose pas. Je ne comprends pas. Peut-être n’est-il pas mort, mais c’est déjà ce que je me suis dit, et je lui ai enfoncé, à trois reprise mon sabre en pleine poitrine pour m’en assurer. Ce ne peut être ça. Je m’approche doucement du monstre, puis je soulève sa tête. Deux énormes yeux reflètent mon visage. Je regarde la gueule de la créature. Ces dents sont immenses et pointues, aiguisées. J’ai peur que se ne soit perdu d’avance, mais il faut toujours espérer. Erafa c’est approché de moi. Debout, ses ailes battant légèrement l’air il me dit:
« _ Comment te sens-tu?
_ Comme quelqu’un qui vient de perdre un membre de sa famille, lui répondis-je d’un ton monotone.
_ Je m’en doute, mais ton bras. Héllen l’a désinfecté tout à l’heure. Tu peux le bouger.
_ J’ai mal. Très mal. Ca me brûle, mais je contient ma douleur. Je ne la laisserai pas sortir devant mes hommes. Je ne veux pas qu’ils voient que leur chef est souffrant.
_Tu ne crois pas qu’ils l’aient déjà remarqué? Ils te regardent bizarrement ces derniers temps. Ils n’ont plus l’air d’avoir confiance en toi. Ils te jugent sur tes sentiments et non sur tes actions, quoi que celles-ci soient aussi a amélioré. Tu ne crois pas qu’il faudrait que ça change?Qu’il faudrait retrouver cette complicité que vous aviez avant? Je crois qu’il faut leur parler. »
Il a pourtant raison. Mes hommes me voient d’un mauvais œil. Et si un complot se tramait. Et s’ils voulaient prendre le pouvoir. Ca je ne l’accepterais sûrement pas. Que diraient mes supérieurs?
Je me relevai, et couru en direction de la tente principale. Je montai sur une caisse:
« _ Ecoutez moi tous, criai-je pour attiré l’attention. Je veux vous sortir d’ici. Je veux que tout le monde sorte vivant d’ici. Mais mes voeux ne sont pas toujours des réalités. Aujourd’hui nous avons perdu un homme, et demain? Qui sera tué demain par le griffes d’un de ces monstres? Steven, Geoffroy, Blacki ou peut-être moi. Je n’en sais rien mais tous ce que je sais, c’est qu’il faut qu’on avance. Il ne faut pas rester là. C’est pourquoi je décide de lever le camp dès ce soir. Mais avant avez-vous assez de force pour combattre et voyager? »
Les têtes se baissèrent, les messes basses fusèrent, puis un homme prit la parole
« _ Après concertation, on trouve que vous n’êtes pas digne de confiance. On vous suit depuis le début sans vraiment savoir qui vous êtes.
_ Je comprend très bien. Je vous demande de me faire confiance à l’aveugle je sais mais c’est pour vous sortir de ce trou.
_Oui mais vous avez tiré sur un des nôtres! »
Un froid était jeté sur le petit comité.
« _ Je suis désolé de dire ça, mais c’est vrai. Vous avez tué Jack. Qui sait, demain peut-être que mon tour viendra? »
Je regardais Héllen qui était postée au fond de la salle. Elle me regardait dans les yeux l’air de dire  » défend toi Sean, c’est toi le chef pas un autre! ».
« _ On ne sait rien de vous, insista Fred le porte parole du groupe.
_ Très bien puisque tu insiste Fred. Je vais me présenter. Je m’appelle Sean Nicofski et…
_ Ce n’est pas ça que je veux dire, interrompit Fred, mais on ne vous connais pas assez.
_ Tu permet? Je t’ai laissé la parole assez longtemps pour que tu exprime toutes tes pensées. Non?
_ Eh bien…
_ Je reprends. Je m’appelle Sean Nicofski et j’ai quarante-deux ans, presque quarante-trois. Dès l’âge de neuf ans, j’ai été passionné par les militaires, je voulais en devenir un. N’ayant pas de père, j’ai dû grandir sans approche de ce métier. Ma mère n’était pas souvent à la maison. Quand le jour de mes vingt ans, mon frère aîné et ma mère sont mort, tué par un voleur qui avait pénétré dans notre maison, j’avais la ferme intention de me venger de tous ces tueurs. J’ai passé le concours pour devenir policier, et j’ai été recalé. J’ai décidé de m’engager dans l’armée pour pouvoir sauver des gens. A vingt quatre ans, je suis entré à Wilbdeghate; tout d’abord comme simple officier, puis mes supérieur voyant mon acharnement, ma persistance et mon courage, mon fait l’immense honneur de me nommer chef de groupe un grade qui pour mon age n’était pas censé me revenir. Puis quelques années ont passé, environs dix, et j’ai obtenu mon grade de commandant. Entre temps je me suis marié avec Stelle Grafault, j’ai eu une fille, Janis. Et puis il y a deux ans ma femme m’a quitté, un soir d’automne. J’étais assis sur le canapé et elle m’avoua qu’elle ne m’aimait plus et cela depuis plusieurs mois déjà. J’essayai de la retenir, de lui expliquer certaines choses, mais elle fit ses valises et emporta notre fille avec elle. Je du me résoudre à la perdre. Je suis passé devant un jury d’assise et puis ils ont décidé de lui donner la garde de Janis. J’étais dépité. La seule chose qu’il me restait, c’était mon travail alors j’ai tout misé dessus. Je me suis dit que mon boulot me ferait vivre. Finalement, quand je vois où nous en sommes aujourd’hui, je me dis que j’aurais du appuyai sur cette foutu gâchette le soir ou ma femme ma quitté. C’est vrai que j’ai peur. Peur de ne pas me sortir d’ici, mais je combattrai à vos côtés, car je sais que nous sommes capable de résister. Je vous connais, pour la plupart, depuis plusieurs années déjà, et je sais à quel point vous êtes fort. Je veux vous sortir de là. J’ai fait une erreur, c’est vrai. Je ne veux pas en parler, mais comme Fred l’a fait avant moi… Et bien des moment de faiblesse tout le monde en a. Jack était en train de forcer la main à Héllen, et je suis intervenu. Il a tiré le premier, son chargeur était vide, sûrement par précaution. J’ai tiré et je n’ai pas pu retenir la balle. Je voulais arrêter ce geste, revenir en arrière, mais je ne pouvais pas. Tout autre homme en aurait fait autant, du moins, c’est ce que je pense. Si vous voulez de moi, arrêtez de juger mes sentiments avant mes actes. Rappelez vous des bonnes choses que j’ai apportées. Rappelez vous de la fois où j’ai mis en place des stratégies pour tuer ces créatures infâmes. Juste durant ce voyage, je vous demanderai de ne pas me juger. Chacun fait des fautes plus ou moins graves. Il s’avère que j’en ai fait des ignobles et je l’avoue. Je sais que c’est déplacé, mais pardonnez-moi. »
Le silence était pesant. Tous les regards étaient posés sur moi.
« _ Excusez nous chef. lança Fred. Vous n’êtes pas surhumain. Vous ne pouvez empêcher le pire. Vos actes sont compréhensifs lorsque l’on sait pour qui ils sont fait. Héllen est saine et sauve, je crois que c’est le plus important. Jack était un très bon militaire. Nous lui avons rendu hommage. Je pense qu’il serait important de ramener son corps, mais seulement, vous serez jugé.
_ Je pense qu’il le faut aussi. Ma vie n’est que souffrance, une de plus ne m’affaiblira pas d’avantage. Je suppose que même par des temps tourmentés comme ceux-ci, mieux vaut appliquer la loi. Je m’engage à me rendre dès notre retour. J’avouerai tout.
_ Je pense que nous pouvons faire confiance à cet homme. Il est humain, ressent des sentiments. Personne n’aurait fait mieux. Peut-être même aurait-on fait pire. Il est digne de confiance. »
Toute la petite assemblée approuva d’un geste de la tête. J’étais réconforté. Je me sentais mieux tout à coup. Un poids en moins sur mon âme et conscience. Je descendis de la caisse, et tous me regardaient. Dans leur regard, on pouvait lire comme de l’affection, de l’admiration et une pointe de gaîté. Je crois que j’avais réussi à ranimer en eux la braise de vie qu’il leur restait, pour en faire des feux puis un bûché flamboyant.
« _ Ecoutez moi! dis-je à l’attention de tous. Nous partirons dès que nous aurons plié bagage. Avec ce que nous avons de plans, nous essaierons de nous repérer. Je ne sais comment encore, mais nous nous en sortirons. Et cette fois, si ce n’est pas la bonne, ça ne le sera jamais. S’il y a des jours où votre moral baisse venez me voir, parlons en ensemble et réglons le problème. Je sais que vos familles vous manque énormément. Moi je n’ai pas à subir ça. Je peux tout encaisser. Racontez-moi ce que vous voulez. Déchargez votre coeur. Racontez-moi vos angoisses. Je suis là pour ça. Vous le savez maintenant et j’espère que vous viendrez me voir. »
_ Les sourires réapparaissaient sur les visages mornes de mes braves soldats fatigués. Au fond de la salle Erafa avait pris place aux côtés d’Héllen. Il lui chuchotait des mots à l’oreille, mais je n’entendais pas. Je les regardais comme-ci je pouvais comprendre, saisir quelque mots de leur conversation, mais mes hommes trop enthousiastes criaient mon nom. « Sean » résonnait sur les parois de la grotte. Puis le silence se fit un silence neutre. Plus aucun bruit ne pouvait le troubler. Juste le son sonore d’une goutte tombant sur la roche brisait ce merveilleux moment de calme. Tous les hommes étaient partis dans les autres tentes. Ils réunissaient leurs restes d’affaires, puis commençaient à démonter les tentes. Les toiles virevoltaient. Les piquets étaient rangés dans leur boîtier. Un bruit machinal de pas résonna dans ma tête, puis une main sur mon épaule la réchauffa.
« _ Il faut plier bagage, me chuchota Erafa. Sors de cette tente.
_ Oui, articulais-je lentement.  »
Une fois à l’extérieur, ayant repris mes esprits, je demandais à mon garifa:
« _ Qu’as-tu dit à Héllen tout à l’heure, lorsque j’avais fini mon discours.
_ Black est mort. Je lui est tout simplement appris la nouvelle.
_ Black….. je ne pensais pas que vous , les garifas, vous pouviez mourir.
_ Si je peux mourir comme Black l’est aujourd’hui.
_ Vous risquez votre vie pour nous.
_ C’est notre devoir.
_ Je t’en remercie. »
J’étreignis Erafa, qui ne s’attendant pas à une telle réaction fit un pas en arrière. Puis sa main de velours se posa délicatement dans mon dos. Il avait un air solennel, figé. Seuls ses yeux brillaient. Une larme perla, mais il la dissimula. Je desserrais mon étreinte, puis le regardai dans les yeux. Il avait un visage si symétrique, si pâle et si froid.
« _ Si j’ai un garifa, cela veut-il dire que Seamus en a un aussi. Il est forcément en train de l’aider comme tu le fait pour moi.
_ Seamus….. c’est plus compliqué.
_ Comment ça? Il n’en a pas! Je ne comprends pas! Il en a forcément un!
_ Calme toi et écoute. Lorsqu’il eut atteint ses quinze ans, Seamus appris l’existence de son garifa. Trakar, se nommait-il. Il était grand fort et surtout très puissant. Ces pouvoirs étaient démesurés. Il ne savait les contrôler. Un jour que Seamus longeait une rivière pour rentrer chez lui, il vit son garifa utilisé ses pouvoirs contre une petite fille. Il se cacha derrière un buisson ne sachant que faire, et n’osant s’interposait entre Trakar et la petite fille. Il vit un filament rouge orangé sortir des mains de son garifa. Le filament se glissa derrière la nuque de la jeune fille, fit un tour complet et se serra. Au bout de dix secondes la petite manquait d’air. Seamus la vit suffoquer, essayant tant bien que mal à se débattre, puis elle finit par mourir. Les longues ailes noires de Trakar battirent à deux reprise. Il se retourna et fixa du regard le buisson où Seamus était dissimulé. Un sourire étrange passa sur ses lèvres un instant puis son visage redevint vide. Seamus terrorisé n’osait plus regarder. Trakar à l’aide de son filament, pris la fillette par le pied et la souleva. Puis sa tentacule s’abattit au sol et la petite fille avec. Il n’en fallait pas plus à Seamus pour déguerpir de là. Arrivé chez lui, il serra fort sa mère, et expliqua qu’il ne voulait plus de son garifa. Sa mère ne comprit pas, mais durant une semaine, il la tant avec ça n’osant pas lui raconter l’histoire vécue. Sa mère finit pas céder et le Conseil des Grathères retira Trakar de ses fonctions. Depuis ce jour, Seamus n’a plus jamais eu de garifa de peur qu’il fasse du mal à sa famille.
_ Mon dieu, quel affreuse histoire. Mais comment connais-tu toute cette histoire? Et ce Trakar, il est toujours en activité? Je veux dire que c’est toujours un garifa.
_ Il a suivi une reconfiguration de son cerveau après être passé devant un les jurés. Il avait continué ses crimes. Son lavage de cerveau a effacé toute sa mémoire. Des souvenirs artificiels, montés de toutes pièces ont été implantés dans sa tête. Ils ont mis une mentalité angélique.  » Il combattra le mal, et fera régner le bien » avaient dit ces chercheurs ignorants. Il lui on tout simplement labouré le cerveau, de façon à ce que si il apprenne ou si ses souvenirs venaient à remonter en surface, il ne puisse retomber dans l’engrenage du crime perpétuel. Ils ont réussi ça c’est sûr, mais n’auraient-ils pas mieux fait de le tuer. Après son changement de comportement, il a changé d’apparence. Le noir était bien trop sombre pour représenter le bien. Ils ont décidé que blanc serait la plus belle des couleurs. La mère de toutes les couleurs. Si pure. Mais j’ai retrouvé mes souvenirs Je ne pourrais plus faire de mal, mais je sais qu’ils me hanteront jusqu’à ma mort.
_ Si je comprend bien, hésitais-je, tu es en train de ….. de me dire que Trakar c’est… c’est toi?
_ Oui. Je ne pouvais te le cacher plus longtemps. Je te porte une grande affection depuis tes dix-sept ans. J’ai veillé sur toi. Continu de me faire confiance. »

Sean Nicofski Fin du rapport

Illustration : La Mort de Jack

Classé sous Les illustrations — seanseamus @ 23:02

jackmort.jpg

Dessin N.D

Rapport n°26

Classé sous L'histoire,rapport de Nicofski — seanseamus @ 23:00

Sean Nicofski au rapport.

Je l’ai tué. J’ai tué Jack. Lorsqu’il a pointé sur moi le canon de son pistolet…. je n’ais pas eu peur. Je savais qu’il ne pourrait pas tirer. Il est bien trop humain pour ça. Non il n’a pas bougée. Il a appuyé sur la gâchette, et le chargeur était vide. Mais moi j’avais déjà déclanché le mécanisme. La balle est sortie du flingue et s’est dirigée droit sur la tempe gauche de Jack. Tout était si lent. Il se tourna et me regarda droit dans les yeux. Une larme se forma au creux de son oeil, puis roula le long de son nez, puis contourna sa bouche entre ouverte, arriva au menton et chuta. Elle tomba pendant un long moment. L’air l’allongeait. Elle termina sa course en s’écrasant par terre. Plein de minuscules gouttelettes giclèrent allant se frotter au sol rugueux un peu plus loin. Je relevais la tête, et Jack baissa la sienne. Ce fut son épaule gauche qui s’alourdie et qui entraîna le reste de son corps à terre. Son regard était à ras du sol, scrutant le plus loin possible.
« _Marianne…… » dit-il enfin dans un soupir.
J’étais à ses côtés, essayant de le réveiller. Je le secouais en tous sens. Je serrais sa tête lourde contre moi. Je le pressais fortement contre mon torse pour essayé de lui redonner vie. Pour qu’il est de nouveau les joues roses, les yeux remplis de joie, le coeur battant à tout rompre, les sentiments débordants, le sang qui circule dans ses veines…. Je voulais tout faire pour qu’il revienne. Je ne voulais pas tuer quelqu’un. Je voulais être à sa place. Je ne voulais plus de combats inutiles, plus de morts inutiles, plus rien qui puisse faire souffrir mes hommes. Je voulais de nouveau être libre.
C’était trop tard. Héllen avait sa main sur sa bouche et me regardait serrait le corps inanimé de Jack. Elle ne réagissait pas. Puis, des personnes vinrent, et petit à petit, tout le campement c’était retrouvé sur les lieux du crime. Je ne pleurais pas. Il ne fallait pas que je verse une seule larme si je voulais paraître fort. Je pris mon pistolet et vidai le chargeur, puis le balançai vers les quelques hommes. Ils le ramassèrent, et puis s’informèrent auprès d’Héllen, des faits qu’il venaient de se passer. Elle arrivait à leur souffler quelques mots.J’étais désemparé. Une multitude d’image défilait devant mes yeux. Je revoyais Jack me serrant la main lorsqu’il arriva à Wilbdeghate. Je le revoyais lors de son premier entraînement. Il n’y arrivait pas, mais il avait une telle volonté. Tout le monde se fichait de lui, et je le regardais avancer sous les barbelés, le costume et la figure recouvrèrent de boue. Il était trempé jusqu’aux os, mais il continuait à ramper coûte que coûte. Il voulait faire parti de mon régiment. Quinze années biens remplit s’étaient alors écoulaient jusqu’à aujourd’hui, et c’était certainement un des plus preux, des plus fidèles et le plus loyales homme que j’ai eu sous mon commandement. Je ne suis plus digne de mes fonctions. Je les appliquerais jusqu’a ce qu’on me les retirent, mais je sais que je ne suis plus le meilleur comme autrefois. Je sais que je n’ais plus la forme physique adéquate. Je ne pense même pas que l’on va s’en sortir. Je ne peu plus avoir d’idées positives. Je n’y arrive plus. J’ai le souffle court. Mes pensées son séquestrées entre le vie ou la mort. Mon bras droit est en mauvaise état, et peut-être faudra-t-il m’amputer. Peut-être vais-je mourir demain, dans la nuit ou maintenant. Je ne sais plus que faire. Je suis perdu.
Une main se posa sur mon épaule.
« _Sean… murmura une voix douce, fluide, légère. Sean….. réveille toi……. allez….. Je t’en supplie dis-nous quelques choses. »
Mes paupières étaient lourdes, mais je réussis tant bien que mal à ouvrir mes yeux endoloris. Le visage pâle d’Héllen m’apparut.
« _Il ouvre les yeux…….. apportez de quoi lui faire un bandage »
Un bandage. Pourquoi me ferait-on un bandage? Je me suis blessé? Je ne comprend rien.
« _Sean. Tu m’entends? Parle moi…
_Je suis…… je suis blessé? marmonnais-je. Où çaïïïeee!!!
_Du calme. Je te désinfecte juste le bras. Je suis désolé de t’annoncer ça comme ça, mais si on ne trouve pas un remède au plus vite, ou bien un médecin, tu risque de mourir. Ca s’infectera, et on amputera.
_C’est ce que je craignais. Je n’ai pas peur.
_Si tu meurs, nous autres on sera perdu. On s’est tous mis d’accord sur le sujet. Nous voulons que ce soit toi qui continu de mener cette expédition. Je pense effectivement que ce serait mieux pour nous tous. Tu es le plus brave d’entre nous le plus gradé et je sais que tu peux le faire. »
Après ces mots, je me suis rendu compte que c’était pas un droit de continuer mais une obligation, un devoir. Et j’en étais capable bien plus qu’un autre. On ne m’avais pas donner ce grade de Commandant pour rien. C’était à moi seul de diriger cette opération et c’est ce que j’allais faire.
« _Ok…. et..euh…. merci. Je n’avais plus vraiment confiance en moi, mais je te promets qu’à partir d’aujourd’hui, je ne te laisserais plus jamais tomber. Ni toi, ni le autres. »
Errafa débarqua de nul part, me disant qu’il fallait que j’arrive d’abord à me tenir debout, et puis aussi à tenir un pistolet de la main gauche comme si c’était celle que Dieu avait choisit pour m’accompagner dans la vie.
En quelques heures, même n’étant pas gaucher, je le devenus. Errafa m’apprit aussi à contrôler mes pouvoirs. D’une certaine manière ça ressemble fort aux sentiments. Entant que commandant, je dois contrôler mes sentiments pour ne pas paraître ni trop heureux, ni trop déçu. Les pouvoirs, c’est presque pareil. Je n’ai pas passé beaucoup de temps dessus.
Après avoir repris mes forces, je suis allé voir le corps de Jack. Personne n’en avait parlé. Personne n’avait évoqué sa mort ni les circonstances dans lesquelles il avait perdue la vie. Je me suis agenouillé près de lui. Je le regardais. Il avait les yeux vidaient de toutes expressions. Son sourire sarcastique n’était plus. Je regardais le trou dans sa tempe. Je regardais le sang séchait sur sa joues mal rasée. Je regardais cet homme que j’avais si longtemps considérais comme mon frère. Je le regardais avec un regard paisible et implorant. Implorant son pardon. Je ne s’est pas ce qui s’était passé pour que j’appui sur cette gâchette. Je ne savais pas, mais m’en voulais. Je me suis penché sur son corps tête baissée. Je fermai les yeux, et un filé d’eau coula de ceux ci, le long de mon nez. L’eau s’accumula au bout de mon nez, et une goutte perla et tomba sur le veste de Jack. Elle disparue imbibée par le tissu du col. Je rouvris les yeux. La bouche si fine de Jack était devant moi.Je posais un baisé sur son front froid. Je reposais sa tête sur le sol poussiéreux. Puis je fermai ses yeux et mis la dernière pièce de monnaie qu’il me restait dans ma poche de pantalon. J’espère qu’il accepteront un piécette de cinq franc là haut. J’aimerait tellement qu’il n’ère pas entre deux mondes sans vraiment savoir où aller. J’aimerait qu’il repose en paix. Je me suis levé, lui ai jeté un dernier regard , puis me suis éloigné.
Je me marchais tête baissée,lorsque je me suis cognée dans quelque chose.Je reculais de quelque pas levant les yeux. Erafa était devant moi.
« _Tu n’en n’es pas fier n’est-ce pas? Tu n’es pas un meurtrier, c’est ça que tu te dis?
_Oui c’est vrai. Je ne veux pas être un assassin. J’aimerais tellement revenir en arrière.
_Mais tu ne le peux pas. Il faut réfléchir à deux fois avant de faire quelque chose.
_Je sais. J’ai compris. Mais…
_Mais tu te dis que si tu n’avais pas tiré, tu serais mort, et que ce serait-il passé? Qui aurait guidé tes hommes? Sûrement pas Jack hein?
_Qu’essais-tu de me faire dire là? Tu veux que je te dise que Jack n’a pas les capacités de dirigé un commando?
_Après tout, c’est à Seamus que tu à laissé l’équipe A112 non? Ce n’est pas que je veux que tu enfonce Jack je pense qu’il l’ait assez, mais je veux juste que tu reprennes confiance en toi pour de bon.
_Je pense que ça ira. Les hommes se sont-ils reposés?
_Oui pendant que tu étais dans les vapes.
_Et bien nous levons le camps. Nous allons partir et sortir d’ici. Cette fois je suis obstiné et assez bornées pour arriver jusqu’au bout. On va tuer tous ces monstres. D’ailleurs, ça fait un baille que nous n’avons pas vu.
_Je pense qu’il doivent se regrouper autour d’un centre mère. Je ne sais pas du tout où il se situ mais si tu parts comme ça, on va pas tarder à le savoir. »
Je couru vers le campement et prévenu tous le monde que nous décampions. Je me dirigeais vers la tente d’Héllen lorsqu’un hurlement rauque me fit sursauter. Je me retournai et vis un monstre fondre sur moi………

Sean Nicofski fin du rapport

Rapport n°25

Classé sous L'histoire,rapport de Taylor — seanseamus @ 22:56

Lieutenant Seamus Taylor au rapport

Cela va bientôt faire trois jours que je n’ai pas dormi. Caché, j’ai vu des groupes de monstres passer en direction du camp. J’ose espérer que Sasmira aura assez de temps pour rassembler les hommes. Les créatures semblent se préparer pour une bataille sanglante.
Me cachant a chaque bruit, je tente de me rapprocher lentement de mon but: le laboratoire où l’entité doit vivre. Boitant, j’utilise parfois mes pouvoirs pour me déplacer. Je me demande parfois si j’ai bien fait de laisser Sasmira seule mais je lui fait confiance.
Soudain, je ressens comme un point brûlant dans la tête, un peu comme un pic ou une balle.
Quelqu’un s’est fait tiré dessus.
Je le sais.
Comment cela a-t-il pu arriver?
L’idée que ce soit ma sœur m’est inconcevable.
Mais je ne pense pas, étant son frère, la brûlure aurait été plus forte.
Un bruit au-dessus de moi !
Je lève la tête juste à temps pour apercevoir la silhouette qui fond sur moi …………

fin du rapport

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